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LE BASSIN MEDITERRANEEN AU CŒUR DU SAUVETAGE DE LA BIODIVERSITE PLANETAIRE !


Les menaces sur la biodiversité sont, aujourd'hui reconnues par la plus part des scientifiques. 
Les réponses du type conservatrice : créer des banques de gène, des zoos sont certainement très utiles. Mais qu'en fera t-on s'il n'y a plus les écosystèmes qui leur conviennent ?  
La seule réponse est de garder quelques écosystèmes ! Les plus riches en espèces endémiques ( espèces vivantes propres à un territoire particulier), ont pensé 2 chercheurs. Ils ont publié, dans la revue scientifique la plus pointue en science " dure ", Nature ( revue Anglaise) , le 24 février 2000, un article proposant de protéger en priorité 25 zones géographiques dans le monde.  
Quelles ont été leur critères de sélection de ces zones ?  
 Ce sont des zones particulièrement riches et diversifiées en vie végétale et animale : chaque région doit rassembler au moins 0,5% des 300 000 espèces végétales recensées dans le monde. Ces zones, au total, représentent 1,4% de la surface du globe, il y vit à peu près 10 000 espèces de vertébrés et 130 000 espèces de végétaux, soit 44% des espèces de plantes et 35% des espèces végétales.  
L'autre critère de choix de ces 25 " points chauds " est leur condamnation à court terme si rien n'est tenté. Ils doivent avoir perdu au moins 70% de leur végéétation primitive !. 11 de ces points en ont déjà perdu 90% et 3 autres près de 95% !  
Enfin, dernier crible : les dollars, " comment soutenir le plus d'espèces pour le moindre coût ?" 
 Donc il faut " se concentrer sur les régions où le besoin est le plus grand……les conservateurs de la nature engagent un défi contre la grande extinction des espèces qui s'annonce ". 
Norman Myers, chercheur Britannique à Oxford, a interrogé une centaine de scientifiques pour décider du choix des " points chauds ".  
La plus grande partie se trouve en zone tropicale. 
La délimitation de ces régions a été critiquée. Pourquoi tel type d'écosystème et pas tel autre ? Il leur a été particulièrement reproché d'avoir négligé désert, toundra et les forets tempérées.  
Pour N.Myers, qui pense à ce projet depuis une dizaine d'années, préserver ces sites durant le 21ème siècle, c'est nous donner une chance contre le risque d'extinction de masse et ses conséquences irrémédiables. 

LE BASSIN MEDITERRANEEN EST UNE DE CES ZONES SPECIFIQUE A PROTEGER.  
La zone terrestre, surtout le littoral, et un peu plus à l'intérieur en Espagne et Portugal, est à protéger.  
Le projet néglige pour le moment le monde marin et les poissons. 
Il n'y a pas d'espèces particulières de vertébrés à sauvegarder, dans le bassin méditerranéen, mais il existe à la fois une grande richesse en plantes endémiques et un milieu aussi fragile que menacé. 
Des " extinctions de masse " se sont déjà produites " naturellement ". Depuis 530 millions d'années on en aurait repéré cinq, la plus importante aurait eu lieu il y a 250 millions d'années éradiquant 95% de toutes les espèces ! ! … Encore beaucoup plus fort que nous ! C'est en vitesse - de destruction - que nous sommes apparemment les super champions ( d'après les scientifiques la vitesse d'appauvrissement ou de disparition serait 10 000 fois supérieure à celle observée dans les périodes géologiques d'extinction précédentes). 
Mais que ce soit la nature sans l'homme qui s'auto-détruise ou s'auto- nettoie, que ce soit Dieu à l'aide du déluge, ou encore l'homme qui prenne la tête du chamboulement ! quelle importance ? c'est toujours l'occasion d'un pas en avant, d'une évolution, semblent penser certains. 
D'autant plus que d'un autre coté, l'être Humain recrée de la diversité, en amenant dans la nature de nouveaux matériaux ( fonte, plastique etc…) , de nouveaux processus ( fission nucléaire). La nature va s'emparer, dégrader, métaboliser, faire siennes - naturaliser - ces nouveautés.  
Les écologistes ne seraient ils que des conservateurs peureux, rechignant à faire le grand saut, qu'enfin de compte la nature, peut être et avec notre aide, réclame en répétant pour la sixième fois le même scénario.  
Ce serait alors les écologistes qui seraient contre la nature, si tel étai! Sa finalité ! ! L'homme moderne semble tellement sûr de ce scénario : lui même guidant l'évolution, qu'il le dit explicitement, et prend toutes les directions qui provoqueront ce processus, ainsi il se préoccupe beaucoup plus de créer des espèces chimériques par manipulation génétique que de connaître les espèces existantes. 
Ainsi, il ne reste en France que deux spécialistes capable de connaître les 300 espèces de mouches drosophiles ; un seul spécialistes des méduses etc… Pour enrayer ce déclin des effectifs des naturalistes, une Société Française de Systématique a été créée en 1985. Les Naturalistes ( ou systématiciens) ne se limitent pas à observer, classer, définir les espèces existantes, ils ont aussi comme sujet d'étude l'évolution, les liens de parenté entre espèces. Rappelons qu'une petite partie seulement des espèces animales et végétales serait connues, les zones tropicales, les champignons, les espèces marines, les nématodes seraient en grande partie ignorées.  
Le mois dernier cette société a de nouveau lancé un cris de détresse aux pouvoirs publics, pour relancer la formation et la recherche dans ce domaine. 

A ce désir humain d'orienter l'évolution s'ajoute :  
 .......L'Ignorance d'une bonne partie des espèces vivantes, sous nos pieds même ( nématode, champignons, divers autres micro-organismes), ignorance des modes, de reproduction, de vie de ce que nous appelons les mauvaises herbes.  
Manque de formation en écologie scientifique des chercheurs en génétique. 
 .......L' Incertitude de l'objet visé par l'écologie. 
Il y a une écologie militante et une écologie scientifique qui cherche encore son objet ! Dans l'écologie militante, la plus part des acteurs ne sont pas des scientifiques, ils sont souvent regroupés dans de puissantes ONG, des syndicats de paysans contestataires ; Syndicats et ONG qui mènent souvent des actions sur le plan international, parmi ces acteurs se trouvent quelques têtes de proue scientifiques et militants (J.M.Pelt, F.Hallé …), des originaux solitaires ( T.Monod, R.Dumont ) scientifiques de terrain méfiants envers l'institution ou bien des philosophes peut être trop nettement engagés dans une religion (Ellul, Jonas), d'autres encore qui s'éloignent un peu trop de l'écologie pour ne viser qu' une critique de la technique ( les successeurs d' heidegger), de la société de consommation et du progrès (I.Illich…). 
L'écologie depuis deux siècles cherche à cibler son objet d'étude et à déterminer ses alliés principalement politiques.  
Qu'y a t il de commun entre Illich et B.Bardot ? La question est un peu brute, tous deux ne sont pas des scientifiques, mais à part cela, leur pensée politique et leur pensée tout court les tient à bonne distance, ils se rejoignent peut être seulement sur une méfiance vis à vis du bien fondé des actions de l'homme sur la nature…... Oublions B.B.  
L'invention du terme " écologie " scientifique date de 1866, par un disciple de Darwin : E.Haeckel. 
Bien sûr toutes les époques et tous les peuples ont des systèmes de classification et de relation pour situer les éléments du monde qui les entourent. 
Mais, aujourd'hui, nous nous occupons de l'idée d'écologie, de ce qu'elle inclue au 21ème siècle en occident. 
Alors lançons un œil à la charnière des 18ème et 19ème, ères où ont eu lieu les grandes classifications des naturalistes (Lamarck, Linné surtout, mais aussi sur un mode évolutif Darwin, Haeckel). 
On assiste à la conception de systèmes suffisamment précis pour être analysés. Systématique animale, végétale et des milieux suffisamment précise pour que des comportements puissent être décrits.  
L'unité du monde vivant est souligné par tous. Darwin précise " l'unité du monde vivant est fondée sur une origine et une histoire commune ". 
Comme pour toute science, pour la construction de tout objet scientifique qu'il soit politique ou social  plusieurs voies peuvent être tracées.  
L'écologie des populations s'occupe des relations des espèces dans un même milieu, des relations de compétition, de parasitage, des influences réciproques des prédateurs et des proies, des symbioses etc.. Dans les années 1920 elle a l'idée de créer une branche réductionniste, une écologie théorique et expérimentale où les expériences ont lieu en laboratoire, donc dans des conditions contrôlées, homogènes, où seront étudié le comportement d'une ou deux espèces.  
Mais la nature n'est pas si simple - les conditions ne sont pas homogènes, elles sont variables et on ne peut connaître exactement le déterminisme de ces variations, les espèces en jeu sont innombrables. Le passage du laboratoire au terrain est pour le moins décevant.

Puis les écosystèmes furent définis comme un ensemble de relations fonctionnelles entre flore, faune et milieu, en se focalisant sur les relations de complémentarité. 
En 1942,  R.Lindeman privilégie l'interprétation trophique des écosystèmes, il s'essaye à mesurer les flux d'énergie qui transitent en leur sein, les cycles trophiques qui lient les producteurs ( végétaux), les consommateurs (animaux) et les décomposeurs ( insectes, vers..). Il estime les quantités de matières et d'énergie qui circulent, les caractéristiques de la chaîne alimentaire. 
En 1953 Odum ajoute au système les cycles biogéochimiques des éléments constitutifs de la matière organique ( carbone et azote). Il donne un modèle cybernétique avec rétroaction en boucle, et dégage les propriétés émergentes.

Les critiques de ces systèmes ne manquent pas, en particulier on leur reproche leur réductionnisme : si on peut analyser des flux et des stocks d'énergie cela implique une réduction du fonctionnement de l'écosystème aux lois de la physique.  
Le fonctionnement des écosystèmes en terme de production, de circulation et de recyclage d'énergie est critiqué car étant sans lieu et sans histoire. 
Les écosystèmes ne sont pas homogènes, ils présentent des variétés spatiales, et il n'y a pas une association végétale mais souvent une quinzaine, il existe une complexité d'écosystèmes interactifs. 
Quelles sont les limites d'un écosystème ?  
Il suffit de modifications mineures pour modifier la composition d'un écosystème et ses relations avec les écosystèmes voisins. 
L'hétérogénéité est spatio- temporelle. 
La démarche classique est accusée d'user de simplifications réductionnistes  et de généralisations hâtives. Cette démarche généralise les études de successions et postule qu'elles sont répétables, ce qui n'est jamais le cas. " Tous les phénomènes relatifs au monde vivant s'inscrivent dans une histoire qui ne se répète pas " (P.Blandin " de l'écosystème à l'écocomplexe). 
Réductionnisme - singularité, complexité est l'éternel dilemme dans les sciences de la vie. Aujourd'hui on privilégie une histoire singulière définitivement unique, mais comment est elle manipulable ? 
Faut il inclure l'homme en tant qu'élément des écosystèmes ? Deux obstacles rendent la chose difficile : l'homme s'est placé depuis le 17ème siècle dans une relation d'opposition avec le monde : lui est le sujet observant, le monde est l'objet étudié. De plus ses activités ne sont pas des ajustements automatiques dans un contexte de sélection. Il a des stratégies intentionnelles, bizarres et singulières, en perpétuelles mutation !  
Ce qui explique qu'il peut voir toutes ses interventions comme des innovations dommageables !  
L'écologie actuelle a aussi plus tendance à penser le déséquilibre que les autorégulations et l'équilibre. 

L'objet de l'écologie reste flou , ses limites sont ambiguës, arbitraire, comme on a put le ressentir dans l'article de N.Myers.  
Des végétaux, des animaux,  des micro-organismes sont, soit totalement inconnus, soit seulement leurs inte-rrelations le sont, ce qui revient à peu prés au même !  
La nature semble chaotique, imprévisible - comme la météo - Les perturbations y semblent au moins aussi importantes que les équilibres. Les efforts conceptuels pour appréhender la complexité, l'hétérogénéité, l'histoire, la place de l'homme dans les écosystèmes, s'ils sont prometteurs n'en sont qu'à leur débuts. C'est pourquoi semblent inquiétant, parce que prématurés, les cultures en plein champs d'OGM.  
On connaît les dégats irréductibles causés par l'apport, dans des écosystèmes, d'animaux ( lapins, mangouste, parasites…) de végétaux(cactus, algues,) étrangers.. Qu'en sera t il des plantes modifiées rendues résistantes à leurs ravageurs.  
Ce que le réductionnisme exclut de ses modèles d'études expérimentales, il a sans doute tort de le prendre pour un simple bruit de fond.. 
Il est encore trop tot pour préjuger du bien fondé du lancement tout azimut des OGM dans la nature.

Laissons le dernier mot à l'écologie politique en la personne du philosophe Ivan Illich : Il s'interroge : "Vaut il la peine de survivre dans " un monde transformé en hôpital planétaire, en école planétaire, en prison planétaire et où la tache principale des ingénieurs de l'âme sera de fabriquer des hommes adaptés à cette condition " ? 
Car les biotechnologies, si elles ne se justifient pas toujours scientifiquement, tentent de se justifier, de se valoriser socialement, vendant un bien être qu'on a le droit de discuter.  
 


 

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