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DES BATEAUX ABANDONNES DANS LE PORT DE SETE.

A Sète, ce n'est pas la première fois, mais en ce moment il y en a deux en même temps !  
Sur l'un des bateaux , un marin s'est suicidé.  
On peut d'ailleurs noter que c'est dans les ports Européens que finissent le plus souvent les bateaux saisis par l'administration des ports pour infraction à législation des transports maritimes.

Pourquoi abandonner un navire ? Certains armateurs espèrent gagner plus d'argent, ou enlever un marché , en baissant les prix du transport des marchandises. 
Comment font ils ? 
Le plus simplement du monde en rognant sur la sécurité, sur les salaires des marins et l'entretien des bateaux, en ne payant pas les taxes. Facile ! Le plus souvent ça marche, parfois il y a des accidents écologiques, des naufrages, des débiteurs hargneux ou des administrateurs de port chatouilleux sur les lois, le plus souvent ce sont des inspecteurs appartenant à des syndicats qui mettent à jour les fautes et provoquent au final la saisie du bateau.  
A partir de là l'armateur devra payer ses dettes, dont les salaires des marins - souvent impayés depuis plusieurs mois -, les taxes, les réparations du bateau. Beaucoup choisissent, alors, de disparaître plutôt que de payer, quittent à racheter le bateau à bas prix sous un nom d'emprunt, plus tard.

Quelles sont les conséquences de ces pratiques illégales?

  • -- La mort de nombreux marins. 
  • -- Des accident écologiques ( naufrage avec cargaison dangereuse ou fuite de carburant du bateau). 
  • -- Des marins abandonnés dans un port étranger, sans argent , sans statut d'immigrant, sans nourriture ni eau, sans soins sanitaire, leur famille sans ressources. 
Une législation réglementant les transports maritimes internationaux , existe elle? 
Il y a une réglementation mais elle est insuffisante et facilement détournée, un bon moyen pour ça est de faire enregistrer le bateau sous un PAVILLON DE COMPLAISANCE, emprunté à des pays où la loi est très peu contraignante pour les autorisations d'immatriculation.  
Ce sont des pays de " Liberté d'immatriculation " : Les armateurs n'y sont plus soumis à la réglementation du travail ni aux contrôles des bateaux. L'immatriculation est faite en 48 heures au lieu des 15 jours de contrôle habituels. 
On considère que 27 pays permettent cette pratique des pavillons de complaisance Malte, Chypre, Panama, Bahamas, Gibraltar, Sri Lanka, Honduras, Luxembourg, Liban, Liberia, Cambodge,…. Et autres Tuvalu et Vanuatu.  
Sous cinq pavillons de complaisance s'effectue 50% du commerce par mer et océan ! 
Les marins n'ont, lorsqu'ils sont engagés sur de tels bateaux, ni salaire minimum, ni droits syndicaux, ni droits sanitaires. Les armateurs, eux, échappent aux impératifs des législations nationales et au contrôle des syndicats nationaux . La nationalité réelle du bateau, c'est à dire du propriétaire et souvent du capitaine, est fréquemment celle d'un pays Européen ou Américain, mais les autres pays notamment en Asie ne sont pas en reste.  
Le droit du commerce ne supporte pas d'être freiné par les droits humains. 
Les marins sont de diverses nationalités, venant souvent des pays les plus pauvres. Pour défendre leur " liberté ", les armateurs utilisant les pavillons de complaisance se protègent des syndicalistes et des marins qui réclament leur droit , en fichant sur des listes noires ceux, parmi les marins, qui osent les affronter. Etre sur une liste noire veut dire, pour les marins, ne jamais retrouver de travail dans leur métier. Des lois existent qui protègent les travailleurs, c'est bien pourquoi existent ces pavillons de complaisance. mais elles sont insuffisantes surtout au niveau international. Et mal appliquées.

Quelle action ont les syndicats ? La Fédération Internationale des ouvriers du Transport - ITF - est une organisation mondiale qui regroupe 500 syndicats de travailleurs du transport dans plus de 125 pays à travers le monde. Tous secteurs d'activités confondus, elle compte plus de 5 millions de membres. ITF fut fondée en 1896 à Londres. 
L'ITF est l'un des 14 " secrétariats professionnels internationaux ", ils constituent la grande famille du mouvement syndical international. (Dans un précédent N° du Chichois nous avions parlé d'un syndicat International de paysans : Via Campésina) 
L'ITF soutient les résolutions de l'ILO ( organisation internationale du travail) et de l'OMI ( organisation maritime internationale). 
Elle cherche à ce que soit imposées, au plan international, des solutions pour le rapatriement des marins abandonnés, que soit clarifié leur statut d'immigration, et garanti le payment de leurs salaires en retard. Au niveau Européen l'ITF fait pression sur les états membres pour qu'ils ratifient la convention de l'ILO à propos du rapatriement et du bien être des marins ( les conditions minimum de vie) pour assurer la protection des marins engagés sur des bateaux dont le propriétaire est insolvable. 
ITF a lancé sa campagne contre les pavillons de complaisance il y a 52 ans lorsque les armateurs Américains ont voulu réduire leurs charges salariales en adoptant les pavillons du Panama et du Libéria. Le syndicat continu aujourd'hui à appuyer, ou soumettre, des projets de lois visant à faire respecter la vie humaine, le travail des marins mais aussi à prévenir les conséquences écologiques du mauvais entretien des bateaux.

Sur quelles bases idéologiques s'appuient ces armateurs, comment se justifient ils ? 
On imagine les réponses : Ces marins, leurs pays sont les " damnés de la terre " , aujourd'hui, alors tout vaut mieux que mourir de faim, ce qui leur est donné est bien pour eux. 
Le libéralisme, la liberté du commerce, produit des richesses, élèvent le niveau de vie sur toute la planète, favorise la liberté et la démocratie (voir les dernières volontés des USA au sommet de Quebec) la mondialisation doit se faire sous son égide. Ceux qui sont contre doivent " être considérés comme une force organisée et internationale, souvent subventionnée par des grands syndicats de travailleurs. Cette force s'est substituée à l'URSS dans le combat contre le capitalisme. ", phrase tirée d'un quotidien professionnel le 25 4 2001 ! 
Ils ont raison pour l'internationalisation de la contestation et de l'action syndicale, mais faux - et ce n'est évidemment pas par hasard qu'ils font l'amalgame - pour l'URSS, ou son substitut infiltré dans toutes les nations. A la mondialisation de l'économie libérale ne peut que répondre la contestation internationale, faute de quoi cette contestation et les syndicats - les deux ne se recouvrant pas toujours - n'existeraient plus. Au commerce mondial ne peut que répondre le " commerce équitable ".  
Et cela nous concerne, en occident par l'intermédiaire de la protection de l'environnement - entre autres.

Quelques sites pour en savoir plus :

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