Ville de sète. tourisme, infos, shoppingSete Languedoc Sud France  Tourisme infos shopping Internet  depuis 1997

SETE et BASSIN DE THAU

TOURISME & CULTURE

 

 

ACCUEIL  DU SITE    - - ARCHIVES  DU CHICHOIS


    



   |

---


  
 

^




 

1


 

Jean Vilar

Né à Sète, fils d'un camelot, Il abandonne ses études de lettres et se rend à Paris en 1932 à Paris où il rencontra Charles Dullin (cours de théâtre) et le philosophe Alain. Après avoir été codirecteur du théâtre ambulant La Roulotte, il fonde sa propre compagnie, la Compagnie des Sept, en 1943. En 1942 il a monté sa première pièce : La Danse de mort, de Strindberg. En 1945, Meurtre dans la cathédrale, de T.S. Eliot, créé au Vieux Colombier, impose Vilar comme acteur et metteur en scène au public et à la critique. En 1947 il fonde le Festival d'Avignon. En 1951 il est nommé à la tête du Théâtre National Populaire. Son objectif est de faire venir à Chaillot un public populaire, au moins 2500 personnes chaque soir, à un prix très bas. Il créé l'association des Amis du Théâtre populaire, et fonde la revue Bref. Vilar réussit à associer au théâtre les notions de fête, de cérémonie et de service public. Ses mises en scène se basent sur un complet dépouillement scénique : pas de décor, un éclairage très contrasté et proche du travail des expressionnistes, des costumes flamboyants. Il prend souvent des peintres comme collaborateurs. Le théâtre doit être à la portée de tous. Il recherche un nouveau public, un théâtre socialement unificateur. "Il s'agit de faire une société, après quoi nous ferons peut-être du bon théâtre".

Vilar et André Gide

A partir de 1961, le TNP se politise. Vilar choisit de monter Antigone, de Sophocle, Arturo Ui, de Brecht, l'Alcade de Zalamea, de Calderon, et une adaptation de la Paix, d'Aristophane, toutes pièces qui traitent du fascisme, de la justice militaire, ce au moment précis de la guerre d'Algérie. En 1963 le mandat de Vilar au TNP prend fin. Il se consacre entièrement à Avignon.

Vilar et Picasso

En juillet 1968 quelques centaines de contestataires venus de Paris envahissent le festival, gênent les représentations en réclamant l'engagement révolutionnaire des artistes, et cherchent à obliger Jean Vilar à prendre position. La troupe du Living Theater quitte Avignon, mais Vilar parvient à sauver le festival, rappelant que "pendant la Révolution Française, entre 1789 et 1795, les théâtres ont joué tous les soirs".

Vilar, l'anarchisme et Gatti

Résistant, déporté, Armand Gatti a été successivement journaliste, cinéaste, auteur de théâtre et metteur en scène. Ami de Mao, de Che Guevara, de Jean Vilar, à la fois poète et homme d’action -pour lui, les deux se confondent-, il a arpenté tous les fronts du siècle, du Guatemala à l’Irlande du Nord, de l’Algérie à Cuba. Avant d’échouer à Monaco, Gatti père participa à la création d’un anti-Etat anarchiste en Patagonie. L’expérience, qui dura quelques jours, se conclut tragiquement. Il s’enfuit aux Etats-Unis, où ses activités syndicales lui valurent d’être enfermé dans un sac, lardé de coups de couteau et jeté dans un lac. Il s’en sortit miraculeusement et réussit à regagner le vieux continent - une chance que ne devaient pas avoir Nicolas Sacco et Bartolomeo Vanzetti, les deux immigrants italiens anarchistes condamnés à mort dans le Massachusetts à la même époque pour un crime qu’ils n’avaient pas commis, et à qui Gatti consacrera plus tard une pièce: Chant public devant deux chaises électriques.

C’est en camp de concentration que Gatti a eu la révélation du théâtre. Un jour, il a vu trois rabbins lituaniens jouer une pièce, la plus rudimentaire, mais aussi la plus essentielle qui soit. Elle tenait en trois phrases: "Ich war, ich bin, ich werde sein." "J’étais, je suis, je serai." Elle évoquait d’abord le passé, les pogroms, la diaspora, puis la réalité présente, celle du camp, et finissait par un futur improbable. Devant ces hommes qui miment la ronde d’une errance éternelle, Gatti voit l’incroyable se produire: les prisonniers sourient. Le théâtre permet de remettre en perspective la réalité du camp. Il réintroduit la possibilité d’une distance -et par là même d’une grandeur, d’une dignité. Avec cette psalmodie obstinée, les trois prisonniers risquaient leur vie. Ils ne furent pourtant jamais dénoncés. "De ce théâtre du camp est né tout ce qui est devenu nécessité d’expression, disait Gatti à Marc Kravetz. S’il a été collé aux luttes de son siècle, ce n’est pas par besoin de faire du langage politique -là, je crois qu’il y a eu un malentendu perpétuel-, c’était pour répondre à la situation comme le théâtre du camp répondait à la situation. C’était pour répondre à ce qui était en train de se passer, pour trouver le langage qui convenait."

 Vilar et gatti

Le premier, Jean Vilar, fondateur du Théâtre National Populaire, met en scène une pièce de Gatti: Le Crapaud-buffle. Le spectacle reçoit un accueil catastrophique de la critique, qui parle de "salmigondis". Le Figaro réclame l’arrestation de Vilar et de Gatti pour avoir dilapidé l’argent des Français. Mais le premier encourage le second à persévérer. Gatti rentre en Italie, dans la maison de sa mère, et s’attelle à l’écriture de La Vie imaginaire de l’éboueur Auguste G., qui sera mise en scène en 1962, avec Jean Bouise dans le rôle-titre. L’année suivante, il tourne en Yougoslavie L’Enclos, qui sera le premier film de fiction à traiter des camps de concentration (le scénario fut publié dans le cinquième numéro de L’Avant-scène du cinéma). Puis les mises en scène de ses pièces s’enchaînent, signées par lui ou par d’autres: La seconde existence du camp de Tatenberg, Le voyage du grand Tchou, Chroniques d’une planète provisoire, Le poisson noir, Chant public devant deux chaises électriques, Les treize soleils de la rue Saint-Blaise, Notre tranchée de chaque jour, V comme Vietnam...d'après Mona Chollet / Périphérie. L.Ernesto




| OPIS - création sites internet - Hébergement -nom domaine - vente en ligne   
commerces et vente en ligne forum de discussion la région languedoc art et spectacles journal d'information ville de sete