Ville de sète. tourisme, infos, shoppingSete Languedoc Sud France  Tourisme infos shopping Internet  depuis 1997

SETE et BASSIN DE THAU

TOURISME & CULTURE

 

 

ACCUEIL  DU SITE    - - ARCHIVES  DU CHICHOIS


    



   |

---


  
 

^




 

1


 

Salt Lake city sur Mormons

A l'heure où nos yeux sont fixés sur ces fabuleuses descentes en snow-board dans lesquelles deux Françaises ont décrochées médailles d'or et d'argent et où aussi, entre parenthèses, la France se fait encore remarquer dans ses magouilles et influences .....nous nous sommes interrogés sur les habitants de cette ville où ont lieu les compétitions olympiques: les Mormons.

L'histoire des mormons commence en 1820 dans le Vermont, à l'est des Etats-Unis déchirés par les rivalités religieuses. Joseph Smith, un adolescent de 15 ans, ne sait plus à quelle Eglise adhérer. Dieu lui indique de n'en choisir aucune, toutes étant dans l'erreur. Trois ans plus tard, un ange lui révèle l'existence d'un «livre caché, écrit sur des plaques d'or». Toujours bien inspiré, il les aurait découvertes quatre ans plus tard et traduites grâce à deux pierres magiques avant qu'elles ne disparaissent à nouveau.

L'ouvrage qui en naîtra, le Livre de Mormon, aurait été écrit par les prophètes d'anciens peuples d'origine israélite ayant habité le continent américain avant et après la venue du Christ sur ce continent. Un livre d'inspiration divine pour les mormons, un pastiche de la Bible pour les exégètes. «Pour nous, il ne fait pas de doute que Jésus est apparu dans le Nouveau Monde après sa résurrection», explique Eric Perrier, président du pieu (diocèse) de Genève. «Pourquoi le Christ aurait-il choisi de n'apparaître qu'aux peuples du Vieux Continent? Le Livre de Mormon raconte l'histoire des peuples de l'autre côté de la terre, il est aussi important que la Bible.» Avant d'être assassiné en 1844, Joseph Smith a eu d'autres révélations. Elles figurent dans le recueil Doctrine et alliance, un ouvrage régulièrement remis à jour puisque la révélation divine continuerait à être transmise par la bouche des prophètes vivants. Gordon B.Hinckley, qui dirige l'Eglise depuis 1995, assisté du Collège des douze apôtres, est le 14e successeur de Smith.

Par la suite, l'histoire des premiers mormons n'est qu'une longue succession d'exodes et de persécutions qui les amènent jusque sur les bords du lac Salé, dans l'Utah. Ils y construiront Salt Lake City. Convaincus d'avoir rétabli sur terre l'Eglise originelle du Christ (d'où le nom de leur Eglise), ils attendent son retour pour l'avènement d'un royaume terrestre d'une durée de mille ans.

Dés 1997 toutes les archives génealogiques du département de l'hérault ( environ 80 % des départements Français le sont ) sont microfilmés et entassées à Salt lake city.

Avec la bénédiction des autorités, l'Eglise américaine copie les registres d'état civil français et les met en ligne. L'Etat Français veut dénoncer l'accord signé en 1987, qui ne prévoyait pas la divulgation des données à grande échelle.

Jusqu'à aujourd'hui, le ministère de la Culture n'avait pas peur des mormons. Désormais, il s'interroge. En septembre 1987, comme celles d'autres pays, les Archives de France avaient autorisé l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours à microfilmer les archives de l'état civil sur plus de cent ans. Le ministère de la Culture n'avait pas prévu Internet, ni même envisagé, en termes éthiques, les conséquences de la constitution par cette Eglise d'un vaste fichier mondial des morts. Le site mormon www.familysearch.org permet aujourd'hui de consulter un «fichier des ancêtres» et deux autres bases de données indexant environ 400 millions de morts.

En un an, Familysearch aurait enregistré 3 milliards de connexions. Devant ce bouleversement, le directeur général des Archives de France, Philippe Belaval, a convoqué les responsables mormons afin de «réexaminer» les accords passés avec l'Eglise.

En 1987, c'est l'aspect économique de l'affaire qui séduit le ministère de la Culture: les mormons offraient «gracieusement» à l'Etat la remise de deux copies de leurs microfilms. L'Eglise, elle, y trouvait un intérêt évangélique. En effet, grâce aux documents accumulés, les mormons baptisent les morts. Non seulement leurs parents, mais l'ensemble de leurs semblables. «Nous essayons de constituer la famille humaine, explique Christian Euvrard, porte-parole des mormons en France.

L'Eglise mormone attire ainsi vers elle les généalogistes et tous les passionnés d'histoire familiale. Pour se retrouver entre ses fichiers de recherche, l'Eglise, appuyée par IBM, vend depuis peu des logiciels spécialisés (Personal Ancestral File, Pedigree Source Files) et un CD-Rom comprenant son catalogue de microfilms.

Cette déferlante a réveillé la direction des Archives de France et provoqué une première réunion d'explication avec les responsables mormons, fin juin. «L'existence du site Internet nous a conduits à nous interroger sur les choix de l'Etat et ceux de l'Eglise dans le traitement des données, explique à Libération Philippe Belaval, directeur général des Archives. Pourquoi l'Eglise met-elle ces données sur le Web ? Dans quelle finalité, et dans quel contexte ? Avec le Net, l'accord conclu en 1987 semble d'ores et déjà enfreint par les mormons. Il stipulait que «le but essentiel du microfilmage» était de permettre aux membres de l'Eglise «d'identifier leurs ancêtres afin de leur administrer dans leurs temples des rites religieux». Que l'utilisation des microfilms était «réservée» aux mormons. Et qu'enfin la société généalogique de Salt Lake City s'engageait à n'effectuer «aucune copie des microfilms sans l'autorisation de l'Etat français». Une diffusion en ligne change évidemment la donne.

Dans son rapport, le sénateur Henri Caillavet mentionnait même les «apports spectaculaires» du fichier des mormons dans le domaine médical. «Les chercheurs travaillent actuellement sur des programmes qui permettront de mettre en place des systèmes de prévention de plus de deux mille maladies», avait-il souligné, sans trop s'inquiéter de la fiabilité scientifique des chercheurs engagés par les mormons, De la Nouvelle-Zélande au Danemark, du Tibet à l'Utah, plusieurs communautés servent de viviers à des études génétiques, menées par des sociétés privées ou l'Etat. Objectif : étudier quelques maladies fréquentes dans les populations en question, pour identifier les gènes en cause ; ou mener une étude plus large pour commercialiser des banques de données... Dans certains cas, les recherches sont bien encadrées, dans d'autres, comme dans des tribus d'Amérique du Sud, il s'agit d'un véritable " bio-piratage ". Né à l'initiative de l'Italien, Luca Cavalli-Sforza en 1991, le HGDP (Human Genome Diversity Project), l'un des plus vastes projets, se proposait d'étudier 500 à 800 communautés sur tous les continents. Devant une vague de protestations, il est resté en rade. Mais d'autres études, comme celle des mormons américains par Myriads genetics, se portent bien. Grâce à cette communauté enthousiaste pour la recherche, et férue de généalogie, Myriad a identifié et breveté plusieurs gènes dont le fameux BRCA1, impliqué dans le cancer du sein et de l'ovaire

. Ces travaux constituent un sujet d'interrogation supplémentaire. A l'inverse des directives européennes, la législation américaine laisse libre court à l'usage et à la manipulation des fichiers informatiques.

Source : Libération par Karl Laske -sciences et avenir - Mormons sur le Net - Cathy Delaincourt




| OPIS - création sites internet - Hébergement -nom domaine - vente en ligne   
commerces et vente en ligne forum de discussion la région languedoc art et spectacles journal d'information ville de sete