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SETE et BASSIN DE THAU

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Poesie .  

Nous avons reçu ce témoignage d'un lecteur éloigné des yeux mais pas du coeur... que nous vous livrons in extenso.

Déconvenues venues d'ailleurs.

Le petit môssieur est arrivé par la côtière, celle dont la vue sur la mer a inspiré à Charles Trénet sa chanson mondialement connue.

Le petit môssieur, venant du Nord, a été impressionné par les "blancs moutons des vagues claires", spectacle inhabituel pour ce voyageur du nord - non pas du petit nord (du Gard ou de l'Ardèche) mais du grand nord, ou presque, de la France ; de cette lointaine province appelée Picardie, à côté de la plus connue Champagne ; de cette région où les vendeurs de peinture grise pourraient désigner cette couleur aux multiples nuances par l'appellation "Ciel de Picardie" ; ce lieu où un rayon de soleil est apprécié avec bonheur comme étant une valeur en or... "Les gens du Nord ont dans le coeur..." Cela se chante...

Le petit môssieur, suivant le canal, se diriga vers l'imposant et incontournable Mont St Clair. Il était enfin arrivé à destination après un si long trajet pour trouver les objets de sa passion.

Le petit môssieur apprécia le ciel bien bleu, le franc soleil, comme sur les cartes de la météorologie de la télévision, tache jaune qu'il enviait chaque jour, lors de leur parution.

Enfin, il va pouvoir, à Sète, obtenir des photographies bien lumineuses de ces décorations intelligentes qui doivent orner les murs de cette ville mythique. Le petit môssieur se leva tôt et entreprit de parcourir les rues de Sète. Il visita le port aux divers canaux agréablement fleuris par les artistes, puis les rues montantes. Il fut impressionné par les magnifiques entrepôts et leurs balcons bien alignés, mais fut étonné de n'y voir aucune (ou presque) jardinière pleine de fleurs comme dans sa Picardie. Quel dommage pour l'environnement que ces balcons nues !

Le petit môssieur scruta avec attention les murs des maisons, les places égayées par le soleil matinal mettant en valeur leurs couleurs pastel, mais, à son grand regret, il ne trouva pas ce qu'il cherchait. Toute l'année, Sète a un si beau soleil dans son ciel bleu, mais elle n'a pas un seul CADRAN SOLAIRE qui serait fier de rendre hommage à cet astre précieux. De toute évidence, la marche du temps n'a jamais, malgré les nombreuses civilisations qui l'ont occupée, intéressé ses habitants de cultures différentes.

Peuples tournés vers la mer - mère nourricière - l'heure à terre ne leur a jamais fait défaut. A quoi bon ? "On a le temps de prendre son temps", contrairement aux gens du Nord, toujours pressés.

Le petit môssieur se consola, une fois le soleil disparu derrière St Clair, en profitant du spectacle merveilleux des lumières bigarrées et tremblotantes se reflétant dans le grand canal, près de la Chambre du Commerce.

Au matin, il ne se lassa pas du doux balancement des nombreuses barques amarrées près du quai, admirant le vol gracieux et précis des mouettes bavardes, de différentes tailles, évoluant dans le ciel coloré, telle une aquarelle, par un lever de soleil.

Le petit môssieur avait rêvé de balcons fleuris, de cadrans solaires innombrables qui décoreraient les façades des immeubles... mais ce n'était qu'un rêve.

Mais d'autres découvertes agréables l'attendaient à Sète et ainsi diminuèrent ses déconvenues, venues d'ailleurs.

Pierre, le Papet

P.S. Il est vrai que, dans sa chasse aux cadrans solaires, il n'avait pas battu la campagne. Peut-être que, par là, il aurait eu plus de chance. A savoir ? Par l'intermédiaire du CHICHOIS qu'il lit régulièrement et avidement, vous pouvez le mettre sur de nouvelles pistes qu'il suivra lors d'un prochain séjour. Il apprécierait votre aide.

Le saviez-vous ?

En Picardie, dans la région de Soissons, à 10 km de Braine, chef-lieu de canton, à flanc de coteau, se trouve un charmant village de trente-neuf habitants. Dans ce village à une seule rue dominant l'église située au fond du vallon, vécurent les quatre frères GERMAIN; L'un deux, Gustave, est l'auteur d'une sculpture intitulée : "L'Amour endormi" qui se trouve au musée Paul Valéry à Sète. A vous de vérifier en allant la voir.

Pierre, le Papet.


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ATTENDRE

Attendre

l'éclosion des fleurs blanches du cerisier.

Attendre

que les figures d'une danse deviennent les gestes de tous les jours.

Attendre

et respirer.

Rosanna Primon

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CHANTER

Les mois d'été passés à la baraquette étaient l'occasion de concerts quotidiens, les choristes n'étant jamais les mêmes suivant les moments de la journée.

Première chorale : à mon réveil, le chant des oiseaux, léger et joyeux m'invitait à me lever.

Plus tard, dans la matinée, sous le soleil qui commençait à chauffer, cachée parmi les hautes herbes du jardin, j'écoutais " l'hymne au travail " interprété par la chorale des insectes dont le bourdonnement venait troubler la quiétude qui régnait alors.

Ensuite, lorsque la chaleur devenait insupportable et que le moment de la sieste était venu, le chant des cigales me berçait à l'ombre des grands pins, apportant la sérénité propice au repos.

Enfin, le soir, dernier concert : installée sur la terrasse, mes yeux scrutant le ciel pour ne pas rater les étoiles filantes qui devaient embellir ma vie grâce aux voeux que je formulais dès que j'en apercevais, j'écoutais une petite musique de nuit jouée par les grenouilles et crapauds qui chantaient en canon.

Outre le fait qu'issue d'une famille italienne douée pour le BEL CANTO, il ne fut pas étonnant qu'à mon tour, bien plus tard, j'eus envie de donner de la voix dans une chorale.

J'étais, dirions-nous, comme conditionnée.

Anne-Marie Carrion

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ENTRE LA LAMPE ET L'AUBE

Tout le drame était construit pour mal se terminer. Et puis coïncidence ou non, miracle ou savoir faire, volonté de tous les acteurs de défendre leurs rôles jusqu'au tomber de rideau...Tout s'arrange et le scénario tourne court. Une nuit taraudée de sanglots et de suffocations avorte sur un dénouement inespéré...Le malade est sauvé. Et les soupirs affectent des mines de muets applaudissements.

La réputation d'un médecin se joue, ainsi, sur le bon plaisir du destin. Le docteur Lebon en profite furtivement et, sans se faire trop d'illusions, accepte machinalement les compliments avant de se retrouver sur la chaussée.

Epuisé à la limite de toute pensée il se laisse porter par l'haleine du quai. A la saumure se mélangent le goudron, le pain à peine sorti du fournil et cette onde d'immensité parvenue du présumé levant. Quelques maigres lampadaires cherchent leurs échos sur le luisant de la rue, abandonnée comme un décor livré aux mystères de la coulisse. Un chalutier tousse dans la brume. Un train lointain essaie de raturer le clapotis du grand canal. La ville renacle à l'éveil comme l'enfant encore accroché à la tiédeur de la couette.

Le médecin avance au ralenti dans un temps suspendu, qui dilue la fatigue comme si une autre journée n'allait pas s'élever contre tout répit. La cire de son masque fond comme un maquillage. Il se sent léger, soulagé de s'être débarassé du déguisement qui cachait le vieil enfant, avide d'enchantement.

Il s'arrête et pousse la porte du bistrot qui vient de s'ouvrir et d'installer ses tables pour accueillir les préparatifs du marché. Premier client et dernier noctambule, il se pose près du comptoir. Il frissonne sans avoir vraiment froid, s'étire et baille sans éprouver l'envie de se recoucher. Le projet de rentrer à la maison s'efface spontanément devant celui de jouir de sa rare disponibilité. Le tenancier tout à son ménage a autre chose à faire que de le reconnaître, mal coiffé, pas rasé, le col et les manches de son pyjama dépassant d'un blouson enfilé, à la diable, dans l'obscurité.

Dans l'arôme du café bien serré et religieusement humé méandrent les idées vagues et buissonnières. Leur petite musique s'insinue pour dérégler, subrepticement, la mesure du temps.

Et notre bon Lebon réentend, surgie des brumes de sa mémoire une repartie de son ami et concitoyen Paul Valéry, " maître cervau sur son homme perché. " - " Votre cervelle, docteur, est un bouillon de culture pour les points d'interrogation. "

Des points d'interrogation qui palpitent, secouent leurs ailes avant de s'envoler et de s'ébattre dans une brise de lumineuse liberté.

Et l'homme échoué au café de la paix, le regard miraculé, en oublie de s'avouer qu'il a bien mérité cet instant.

En hommage à Philippe DELERM. Gilbert Fourcaud





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